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Géographie

 

Bois d'AmontQuelques chiffres…

1730 habitants au dernier recensement de 2013.

Superficie : 12,06km².

La densité de la population est de 138 habitants au km².

Altitude : entre 1042 et 1310 mètres.

50 hectares d’espaces verts.

 

Situé dans le Haut-Jura dans le Val d’Orbe, à la frontière suisse entre les Rousses et la Vallée de Joux.

 

Formation du village :

Deux éléments principaux expliquent la particularité du village s’étendant sur 4 km de long de part et d’autre de l’Orbe.

L’habitat

Les premières constructions furent des loges en bois abritant bergers et bûcherons. La deuxième forme d’implantation humaine à Bois d’Amont fut le village-rue s’étendant sur toute la longueur de la commune. La troisième forme d’habitat est l’habitat regroupé. C’est la plus récente, elle se situe autour de l’église.

Le partage du territoire

Au 16ème siècle, le territoire a été partagé entre les habitants de façon à ce que chacun ait en sa possession un accès à l’eau de l’Orbe, une partie des terres riches du fond de la vallée, un terrain au pied du versant du Noirmont ou du Risoux pour bâtir une habitation, un morceau de pâture, une parcelle boisée et enfin un secteur de replat en herbe pour le bétail en été. Ainsi le territoire a été divisé en lanières, de chaque coté de la vallée, depuis l’Orbe jusqu’en haut de la montagne.

 

Les fontaines :

Il reste encore 33 fontaines réparties sur l’ensemble de la commune.

 

Forêt :

Les forêts qui entourent Bois d’Amont sont principalement composées de trois essences d’arbres : l’épicéa, le hêtre et le sapin.
La forêt du Risoux, qui fut un passage privilégié pendant la seconde guerre mondiale pour les Juifs tentant de gagner la Suisse, connut aussi la contrebande du bois au moment où la frontière n’était pas bien fixée. Par son étendue, son altitude et la diversité de ses milieux naturels, le « Risoux » représente une valeur biologique considérable. Les pessières sont ainsi favorables à une petite orchidée, la listère cordée, ainsi qu’aux myrtilles et aux airelles. La Chaux Sèche, la Roche du Creux sont des pelouses sommitales avec une flore remarquable (nigritelle noire, campanule en thyrse)…  La forêt du Risoux est aussi connue comme bastion de la chevêchette d’Europe, mais aussi de la gélinotte des bois ou du grand tétras. Le lynx y est aussi bien représenté et quelques papillons remarquables l’habitent, comme le piéride de la bryone, l’apollon ou l’azuré des mouillères. Nombre de ces espèces sont protégées, soyez donc attentifs lors de vos promenades…
Attention aussi à l’échinococcose alvéolaire, ou maladie du renard, très présente dans le Jura. Quelques précautions nécessaires : préférer la cueillette des fruits sauvages à 30 cm minimum du sol et ne pas manger ces fruits avant de les avoir soigneusement lavés. Pas de problème quant à la confection de confitures, tartes et autres omelettes, car il suffit de 5 minutes de cuisson à 60° pour obtenir des aliments sains. La congélation ne prévient pas de la maladie, et les animaux domestiques doivent être régulièrement vermifugés.

 

Forêt du Risoux Forêt du Risoux Forêt du Risoux

 

 

Economie

 

C’est en 1753 que Bois d’Amont devint une communauté indépendante des Rousses.

 

Le climat rend impossible la pratique de l’agriculture pendant de nombreux mois de l’année. Quant à l’élevage, il ne permet pas de fournir des revenus suffisants pour vivre correctement sur une année. Dès lors, au cours des deux derniers siècles, une autre activité s’est développée, principalement le travail du bois et plus particulièrement la boissellerie à Bois d’Amont.

 

Ce n’est que récemment, avec le développement de la pratique des sports d’hiver, que la neige est devenue un facteur important de l’économie locale. Les villages de montagne s’appuient de plus en plus sur le tourisme pour palier au déclin de l’activité économique traditionnelle.

 

L’agriculture :

Au début du 19ème siècle, avec 301 ha, les terres labourables représentaient 25% du territoire communal. Les principales cultures se résumaient à la production d’orge, d’avoine et de pommes de terre, et n’étaient pas suffisantes pour nourrir le bétail et les habitants. En 1924, la superficie des terres labourables n’était plus que de 8 à 9 ha. Aujourd’hui, elles ont complètement disparu.

 

L’élevage :

Avec le découpage parcellaire cité plus haut, chaque famille possédait une ou plusieurs vaches. Pendant environ 7 mois sur l’année, le bétail doit rester en stabulation, nécessitant une quantité importante de fourrage. Durant l’été, les bêtes sont en pâture dans la vallée ou sont montées sur les Petits Plats, les Loges, dans le Risoux ou le Noirmont.

Le cheptel bovin a atteint 600 têtes en 1924. Il n’était plus que de 50 en 1999.

 

La production fromagère :

C’est la principale activité tirée de l’élevage. Après une production « au tour », où chaque propriétaire recevait tour à tour le lait des autres éleveurs pour fabriquer des fromages et les redistribuer au prorata du lait apporté, les propriétaires se sont réunis en associations pour livrer le lait à un fromager : c’est le système des fruitières. En 1850, ces fruitières produisaient environ 30 tonnes de fromages par an. Celles des estives ont cessé leur activité en 1956, suivies ensuite par celles de la vallée. Aujourd’hui, il n’y a plus de fruitières sur Bois d’Amont. 

 

 

 

Bois d'Amont

 

 

 

Montbéliarde

 

Bois d'AmontL’artisanat :

Le besoin de trouver des revenus complémentaires à l’agriculture a poussé les habitants de Bois d’Amont à se tourner vers l’artisanat. La production est variée. En voici quelques exemples…

Les échalas : tuteurs de vigne en épicéa, produits entre 1700 et 1780. Ils ont été les premiers objets exportés.

Les boîtes à pharmacie : elles ont été fabriquées pendant un siècle environ avec une production prospère à la fin du 19ème siècle, et surtout pendant la guerre de 1914-1918, où les besoins en produits pharmaceutiques se sont accrus.

La boîte à fromage : sa production, la seule qui connut une évolution industrielle, fut celle qui mobilisa le plus d’artisans. Les premières boîtes à fromage en carton ont été fabriquées en 1964. En 1945, il existait 22 ateliers artisanaux. Aujourd’hui, il ne reste plus que 2 unités de production : l’usine Lacroix Emballages et la fabrique des Gavottes.

Les boîtes postales : aussi appelées boîtes à glissière, elles ont été fabriquées dès le début du 20ème siècle, et étaient utilisées pour le transport des valeurs déclarées. en 1914, il existait 15 sortes de boîtes postales.

Les blocs perforés : servant au transport des éprouvettes et des flacons pharmaceutiques, ils ont été fabriqués depuis la fin du 19ème siècle.

Bois d'AmontLes cabinets d’horloge : entre 1780 et 1850, ce fut une spécialité de certains artisans qui les fabriquèrent et décorèrent. Cette activité va progressivement disparaître à partir des années 1930.

Bois d'AmontLes tavaillons : ce sont des morceaux de bois fendus, posés sur les toits ou les murs pour isoler les maisons.

La tabletterie : activité consistant à assembler des morceaux de bois (tablettes) pour former des boîtes ou autres objets et qui fit travailler de nombreux artisans au village.

Les skis : à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, les skis ont été fabriqués par les menuisiers du village. L’usine de skis Vandel est réputée pour ses innovations dans la fabrication des skis de fond. C’est la dernière structure française fabriquant encore des skis de fond.

Les canalisations : au siècle dernier, des Bois d’Amoniers ont creusé des canalisations dans des troncs d’épicéa. Certaines de ces canalisations d’eau descendant du Noirmont et du Risoux datent de cette époque.

 

Le travail du bois faisait vivre plus de 50 ateliers familiaux en 1945, contre 49 en 1954, 20 en 1987 et 16 en 1999. Aujourd’hui, il n’en reste plus que deux.

 

Bois d'AmontBois d'AmontLe tourisme

 

Bois d’Amont fait partie de la station des Rousses avec 4 domaines skiables pour le ski alpin : les Jouvencelles, la Serra, le Noirmont et la Dôle (en Suisse) ; soit plus de 40 km de pistes.

 

 

La station offre également 250 km de pistes de ski de fond dans les forêts du Massacre et du Risoux, dans la Vallée ainsi que sur le domaine suisse.

 

Bois d'AmontDepuis la fin des années 1980, Bois d’Amont a opté pour un accroissement de son potentiel touristique. Avec Renouveau Vacances et l’hôtel-club du Risoux, la capacité d’accueil a considérablement augmenté.

 

Pour voir une vidéo de 1967 de la station, cliquez ici.

 

Les travailleurs frontaliers

 

Les premiers travailleurs frontaliers furent des journaliers pour la construction de bâtiments au 18ème siècle.

 

Le nombre de travailleurs frontaliers a considérablement augmenté dans les années 1970, avec un sérieux manque de main d’œuvre dans les secteurs du bâtiment et de l’industrie, notamment horlogère, puis avec la tentation de revenus plus avantageux dus à des taux de change intéressants.

 

De nos jours, la majorité des travailleurs actifs sont des travailleurs frontaliers. 

 

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